Mercredi 28/03/07 : Dur labeur

Hola todos!

Vous l’aurez remarqué je suis un rythme plus lent dans mes posts, mais j’ai maintenant moins de temps, et de toute façon j’ai l’impression que plus personne ne vient, plus de commentaires, plus de feedbacks…Ah on oublie vite les gens, n’est-ce pas? Ca va vous là-bas?

Moi je vais bien. Ca y est, déjà fini les vacances (à moins qu’elles n’aient jamais commencé…)
Lundi, stage et premier cours de français donné à mon débutant italo-américain de 30 ans, Louis. Je me suis pas trop mal débrouillée, à mon grand étonnement, mais au prix de sueurs inexpliquées et autres complications dues au stress…
Mardi, après un footing sous un temps printanier (15°C, inespéré après ce qu’on a connu!) et quelques courses, j’ai pris ma décision pour le resto japonais : here we go!…et je commençais 2 heures plus tard le training, ah ces Américains! Bon c’était pas le nirvana mais pas la cata. L’équipe est à 90% masculine, 20 à peu près entre salle et cuisine, plutôt sympas et accueillants. Je n’ai fait que renverser une bière gentiment sur le bar, donc moins pire que je le croyais. Je suis totalement perdue dans le menu car c’est un japonais qui cuisine aussi beaucoup, même de la viande, il doit y avoir 70/80 plats + autant de possibilités de sake etc.
Bref un peu la panique, pour être gentille, mais bon, vous me connaissez, j’ai des ressources. Donc j’étais en training avec un model et artiste (dixit lui-même, imaginez le genre…) et après 2 tables avec lui, j’ai fait mon petit bonhomme de chemin. Anecdotique certes, mais la seule table de français du resto ce soir-là a été aussi la plus em…ante, je vois maintenant pourquoi on nous aime pas ici.
Pour le négatif, l’ambiance est pas top : comme vous le savez, rares sont les serveurs qui ont un salaire fixe (car plus nombreux sont les « off-book » = sans papiers) ou bien il est vraiment très faible ; ici, quand vous commandez un plat, à la fin du repas vous devez rajouter les taxes (10%) puis le pourboire (15% minimum). Je vous laisse donc imaginer 2 choses :
- On s’occupe au mieux du client, on lui balance pas de la viande à moitié cuite sur la table comme on peut le voir à Paris, c’est vraiment agréable.
- Mais l’ambiance est détestable entre les serveurs qui sont en compétition, pas cool. Il va falloir que je demande quelques conseils au bartender qui est franco-asiatique et qui saura faire revenir sur terre la naïve et idiote que je suis…
Bref, c’est pas grave, ça ne durera pas, et ici tout se fait très vite : trouver un boulot, le quitter, en retrouver un autre…
Conclusion, c’est très bon pour moi, il faut juste que je trouve le rythme car cela me fait me coucher très tard pour le stage le lendemain + Hâte de finir mon training qui est bien évidemment non payé, même si tu fais 10 heures sans pause…

Aujourd’hui, 2ème cours avec Louis et j’ai aussi trouvé une autre élève, Kelly pour le mercredi en cours de conversation.
Bientôt je vais devoir en refuser, c’est déjà ce que je fais pour le baby-sitting, c’est de la folie ici!!!

Analyse de la journée : pas vraiment une analyse mais notez qu’ici tout le monde peut trouver un travail, expérimenté et autorisé ou bon à rien et sans papiers. Voilà comment baisser le chomâge à 4%…

Mot de la journée : chopstick = baguette (pour manger) ; poultry = volaille ; nerve-racking = éprouvant pour les nerfs (je m’arrête là malgré les dizaines de mots que j’apprends par jour entre le stage, les conversations, le supermarché, le boulot, les cours, les journaux, la TV, la radio…je vous donne le tourni, n’est-ce pas?)

Insolite : Louis est passionné de vins français et a voulu que l’on travaille sa prononciation (Chablis, Bougogne Grand Cru), tout ça dans un Starbucks à côté d’un Mcdo à Manhattan, c’est pas décalé ça?

Dédicace de la journée : avec un retard d’un jour, à ma Swannita que je félicite d’avoir (enfin, après tants d’efforts) trouvé son stage dans le lobbying, et qui me rejoins dans le groupe des « filles-qui-n-en-veulent-et-qui galèrent-pour-trouver-un-stage-par-elles-mêmes ».
J’attends maintenant avec impatience le 20-22 avril, date à laquelle Aurore et Swann débarqueront, vivement ce moment!

Je vous embrasse tous et espère que vous allez bien, et que vous profitez du printemps qui je crois pointe son nez du côté de chez vous…

Une réponse à “Mercredi 28/03/07 : Dur labeur”

  1. Adeline dit :

    Coucou Charline!
    C’est Adeline, ta maman m’a donné l’adresse de ton blog quand je l’ai vu à une soirée orientale. J’avais donc beaucoup de retard à ratrapper dans la lecture de ton blog (c’est à dire tout) mais j’ai tout dévoré d’un seul coup!
    A travers ton blog on t’image vraiment. Un seul mot me viens: admirative, de ton courage ta ténacité. En même temps ça ne m’étonne pas de toi même si ça fait longtemps qu’on sait vu. D’ailleur je croi que j’ai toujours admiré ta capacité à aller jusqu’au bout dans ce que tu entreprend.
    Bon courage pour ton stage (je sais pas trop ce que c’est lol!) tes jobs…grosses bises

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