Jeudi 01/03/07 : Les démarches administratives

4 mars 2007

On va pas s’éterniser sur ce point, c’est on ne peux plus ennuyeux. Sachez, cher tous, qu’aller aux Etats-Unis est maintenant une aventure aussi compliquée que pour se rendre au Myanmar ! Bref, on repousse à plus tard, surtout pour la banque, c’est trop compliqué, même si la banquière essayait de faire simple ! Le + de cette journée, c’est la longue promenade, sans soleil certes, mais avec plein de découvertes, de Midtown à Greenwich Village : descente de la 5th Av, découverte de Eastern Village, petit quartier très sympathique ; puis Chinatown, TRES dépaysant (rien que lorsque l’on tente de déchiffrer les écriteaux) c’est un pays au sein de la mégapole ; puis Soho, quartier au-dessus du Financial District, plutôt huppé.                                                                   

Bilan : je suis calmée là, je vais bien dormir.  Mot de la journée : to cash = encaisser (un chèque) A savoir, ici on doit avoir la même banque que notre employeur, et on ne peut encaisser un chèque que si l’on a au moins ce montant sur notre compte à ce moment-là. N’importe quoi… ! 

Mercredi 28/02/07 : 1ère journée, trecking en jungle américaine

4 mars 2007

En pleine forme à 3h du matin, et les jambes douloureuses (ah les bas cde contention, si j’avais écouté…) je me sens complètement déconnectée. Rendez-vous avait été donné à Claire au Mac Do de Times Square à 13h, le seul endroit précis dont je me souviens de 2001.  Dans le quartier et le métro, je suis la seule blanche, tout le monde me regarde (cf. Brooklyn est à la base un quartier noir pauvre de NYC, mais certaines parties montent). Mais ça va, je suis pas non plus paniquée.  Quand je sors du métro, c’est le dépaysement total : « un grand désordre », voilà ce que j’ai pensé ; il y a trop de tout, voitures, couleurs, bruit, odeurs, pubs…c’est fou mais plutôt grisant, c’est tellement cosmopolite, haut en couleurs ! Je dois commencer par aller acheter une nouvelle carte sim et un forfait, c’est 1000 fois plus simple qu’en France, il faut juste sa carte bleue, pas de durée minimum d’engagement, un prix bien plus abordable, le rêve quoi ! J’ai même bien compris la vendeuse, décidément je suis dans la bain ! Après c’est ballade sur la 7th Av, Times Square-Madison Square Garden-24th, même pas besoin de carte, c’est tellement simple (tu vois papa que j’ai le sens de l’orientation) ! 

Ma première frustration viendra le soir au supermarché : après 30 minutes à pied dans un quartier mal fréquenté et mal éclairé (pas d’impôts, pas de service public…) je tombe enfin sur le supermarché. Quelques pommes et une salade hors de prix, pas de viande « normale », pas de produits bruts quoi, ou alors très chers, c’est inimaginable…  Et là on se demande même comment ces amerlocs font pour rester en vie si longtemps avec tout ce qu’ils avalent de donuts et chips…                                          Mot de la journée : plain = normal, utilisé en pré-fixe 

Ex : plain-chicken = pas frit, pas au curry, pas à la tomate, pas à l’oignon, pas au barbecue, pas aux herbes… 

 

Mardi 27/02/07 : Flight to NYC

4 mars 2007

Et voilà, on y est. L’avion décolle à 13h15 de Charles de Gaulle. J’ai réussi à ne pas dépasser les 2×23 kilos autorisés, un exploit quand on me connaît, avec mes manies de prendre tout comme si la guerre nous guettait… Ma tête de méchante intéresse les employés de contrôle qui ne me lâchent plus : bottes, 3 fouilles au corps, détecteurs d’explosifs, labello qui pose problème (je te l’avais dit Juju !), je suis sûre que c’est mon super pull rose qui a attiré l’œil… Claire (une copine de CEI pour ceux qui ne la connaissent pas) a réalisé la veille qu’on était dans le même avion, on bataille donc avec le steward pour que l’une de nous puisse prendre la place…d’un violoncelle ! Le voyage se passe bien, à côté d’un violoncelle qui a pour principal avantage de ne pas m’importuner.  Arrivée 15h15 heure locale, ça fait mal.  Les contrôles se passent assez bien, on reprend nos empreintes, des photos (au cas où on aurait fait de la chirurgie plastique en une semaine de temps) Nous voilà avec Claire à la sortie de l’aéroport.                                                  

Un taxi surchauffé m’emmène à Brooklyn, dans un premier temps je panique ça craint vraiment comme coin. Mais ma rue est un peu plus loin et n’est pas si mal que ça, la petite maison non plus, comme dans les films.                                                                            Nerina, ma coloc sud-africaine, 31 ans, monteuse de reportage pour une chaîne de TV locale, m’attend et m’accueille chaleureusement. 

La maison est plutôt spacieuse, et l’ambiance artistique est agréable (Iva, l’autre coloc, ex-Yougoslave, est peintre) 

Ma chambre est petite, la lumière ne marche quasiment jamais, et je n’ai pas de chauffage, mais j’apprécie ce toit bon marché et m’adapte plutôt bien. 

Resto mexicain pour cette premier soir : seul problème, je tombe de fatigue, j’ai la grippe et la margherita me fera l’effet d’une tornade. 

Repos bien mérité après 26 heures éveillée… 

Le mot de la journée : tip = pourboire (4-5$  pour un taxi, 15-20% au resto) 

 

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